De temps en temps, Internet s’emballe complètement pour une chose incroyablement simple. Avez-vous vu passer ce jeu hilarant du « quel bébé est une fille » qui circule sur les réseaux sociaux ces derniers temps ? Il est partout. Je ne comprends même pas comment Internet peut transformer une chose aussi simple en un sujet de débat aussi passionné. Pas de règles compliquées, pas de compétences particulières, pas de connaissances approfondies requises : une simple image et une décision prise en une fraction de seconde. Et pourtant, on se retrouve à la fixer pendant cinq minutes d’affilée, à douter de sa propre vue, et puis…
Le jeu ne contient qu’une image de bébés de dessin animé avec les chiffres de 1 à 4 inscrits dessus.
Ces bébés ont tous des apparences, des expressions faciales, des postures corporelles et des personnalités différentes. Mais il n’y a rien de compliqué : la question est simple : « Quel bébé est une fille ? »
Ça paraît si simple, n’est-ce pas ? Une évidence. Mais dès qu’on commence à choisir, on se retrouve pris dans ses pensées. Ce qui devait être un jeu d’enfant se transforme en un marathon d’analyse, où l’on scrute chaque pixel de l’image comme un détective. On se met à analyser leurs visages et on se demande si la deuxième sourit et a l’air assez mignonne pour se dire que c’est forcément une fille. Attendez, et la troisième ? N’a-t-elle pas l’air obstinée et sérieuse ? Et la première ? Son front a-t-il une forme particulière ? Et avant même de s’en rendre compte, on est perdu dans ses réflexions, à essayer de se convaincre que notre décision repose sur la raison et l’intuition, ou peut-être sur de vieux stéréotypes de genre.
Il est fascinant de réfléchir à toute la psychologie qui explique le succès viral de ce genre de choses sur les réseaux sociaux. En réalité, nous sommes tous programmés, en tant qu’êtres humains, pour rechercher la connaissance de nous-mêmes, même si elle provient d’une activité aussi futile et légère qu’un jeu en ligne. Si ce type de défi fonctionne si bien, c’est parce qu’il combine notre soif innée de savoir et une meilleure compréhension du fonctionnement de notre esprit.