Alors, qu’est-ce qui a mal tourné ?
Les horreurs étaient-elles trop extrêmes, le sujet trop désespérément sombre ou tout simplement trop difficile à envisager ?
Alors, qu’est-ce qui a mal tourné ?
Les horreurs étaient-elles trop extrêmes, le sujet trop désespérément sombre ou tout simplement trop difficile à envisager ?
Pourquoi, alors que le monde entier connaît les noms de Dominique et Gisèle Pelicot, un procès avec un nombre de victimes bien plus important – des enfants victimes d’abus sous le nez du corps médical français – est-il passé inaperçu, ne suscitant guère plus qu’un frisson collectif ?
MIGUEL MEDINA/AFPPourquoi le monde ne connaît-il pas le nom de Joël Le Scouarnec ?
« L’affaire du Scouarnec ne mobilise pas beaucoup de monde. Peut-être à cause du nombre de victimes. On entend la déception, le manque de mobilisation générale, ce qui est dommage », a déclaré Maëlle Noir, de l’ONG féministe Nous Toutes .
Certains observateurs ont déploré l’absence, dans ce cas précis, d’une figure emblématique comme Gisèle Pelicot, dont le courage public a captivé l’imagination du public et permis de trouver une lueur d’espoir dans une histoire par ailleurs bien sombre.
D’autres sont parvenus à des conclusions encore plus dévastatrices.
« Le problème, c’est que ce procès porte sur des abus sexuels sur des enfants. »
Il règne une quasi- omerta sur ce sujet à l’échelle mondiale, mais particulièrement en France. « On refuse tout simplement de le reconnaître », m’a confié Myriam Guedj-Benayoun, avocate représentant plusieurs victimes de Le Scouarnec.