Un procès de masse met en lumière la culture du viol en France

Un procès de masse met en lumière la culture du viol en France

En juin, les autorités ont démantelé le forum de discussion où, selon elles, Dominique Pelicot et ses coaccusés se rencontraient. Depuis le début du procès, le 2 septembre, l’affaire a suscité une vive émotion, bien au-delà des murs du tribunal d’Avignon. Elle a déclenché des manifestations dans les grandes et petites villes de France et inspiré une avalanche de tribunes et de lettres ouvertes signées par des journalistes, des philosophes et des militants.

L’événement a également attiré des visiteurs curieux dans cette ville du sud-est de la France, comme Florence Nack, son mari et leur fille de 23 ans, venus de Suisse pour assister à ce « procès historique ».

Nack, qui a souligné qu’elle aussi avait été victime de violences sexuelles, s’est dite troublée par le témoignage de Cyprien C., un camionneur de 43 ans, accusé qui a témoigné ce jour-là au tribunal.